Le potier et son métier

D’après le dictionnaire, le potier est celui qui conçoit et façonne des objets utilitaires à partir d’argile. Ce métier requiert de la précision, de la patience ainsi qu’une grande créativité. Par exemple, le céramiste commence par préparer la terre : il la nettoie, la bat, puis la pétrit afin d’obtenir une texture homogène, élimine les impuretés avant de passer au modelage. Il en existe un autre type, le divin.

Le divin potier

Dans les Écritures, l’image du potier sert à illustrer le travail de Dieu dans la vie humaine. Au commencement de sa mission, Dieu invite le prophète Jérémie à se rendre chez le potier.

Il s’y rendit et commença à examiner le potier dans son ouvrage. Quel était son constat ?

C’est alors que la voix de l’Éternel se fit entendre :

En hébreu, le terme « potier » se dit yotser (יוֹצֵר), désignant l’artisan qui modèle, qui donne une forme, qui crée. Le vase c’est un objet utilisé comme conteneur pour transporter et stocker des liquides.

Dieu se présente à son peuple comme celui qui le façonne, qui lui donne la forme qu’il désire. Il a un projet, une forme type qu’il a à l’esprit. Son projet est intentionnel. Ce projet peut être aussi individuel.

Façonner l’homme

Contextualiser ce texte à l’homme nous permet de mieux comprendre l’autorité du potier. Son autorité transparait dans le sens où c’est Lui qui décide de la forme. Il s’est donné un modèle, le Messie Jésus. Paul révélait :

Dieu a un modèle qu’il regarde pendant le processus de façonnage. À la nouvelle naissance, seul notre esprit est véritablement vivifié. La vie divine prend place en nous. Puis, progressivement, Dieu renouvelle notre âme. Notre volonté apprend à se soumettre à celle de Dieu en toute chose. Nos émotions ou sentiments deviennent nouveaux, c’est le fruit de l’Esprit. Enfin, notre intelligence est renouvelée, nous apprenons à penser comme Dieu. La volonté, l’intelligence et les émotions forment les trois compartiments de l’âme. Ce n’est qu’à la parousie ou à la résurrection que notre corps sera transformé incorruptible. Ainsi s’achèvera le processus de la nouvelle création.

L’argile se laisse faire

Tout comme l’argile reste docile et soumise entre les mains du potier, nous devons nous soumettre pour un façonnage réussi.

Le vase qui ne réussit pas est l’image d’Israël au cou raide et même de chacun individuellement. Mais…

Un vase réussi

La soumission à l’autorité du potier permet de produire des vases conformes à son cœur. Ils deviennent utiles. Dans ce vase Dieu vient déverser pleinement une vie qui déborde et sert à abreuver les autres. Une vie consacrée utile pour toutes bonnes œuvres.

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