Tout homme, lorsqu’il s’est fiancé à une femme, ressent cette impression d’être privilégié. Le privilège d’épouser bientôt une femme extraordinaire, un don de Dieu. Et la femme en retour voit en ce fiancé un homme extraordinaire. Pendant les fiançailles et peut-être la première année de mariage, les yeux sont rivés sur les qualités et les défauts semblent ne pas exister. Puis au fur et à mesure qu’on découvre l’autre dans un quotidien normal, les défauts semblent grossir à nos yeux. Les qualités découvertes jadis sont noyées par tout ce qui ne va pas.  

L’unité qui existait s’envole avec les jours et la déception prend la place. Le couple qui est censé être une équipe devient un lieu où l’on s’affronte verbalement, émotionnellement.

La réussite de tout ce que le couple entreprend dépend de son travail d’équipe. Dieu ne les a-t-il pas voulus deux en un ?

Il existe une vérité à savoir, les qualités et les défauts de chacun sont une mine d’or pour chacun. 

Le sage dans Proverbes 27 :17 illustre bien ce fait. Nous allons décortiquer ce verset pour une meilleure compréhension du plan de Dieu dans le foyer.

 « Comme le fer aiguise le fer, ainsi un homme excite la colère d’un homme » Proverbes 27:17.

Le mot hébreu utilisé pour « aiguiser » est chadad : qui signifie rendre tranchant

Le mot traduit par « excite » est le même mot chadad

Le mot hébreu traduit par colère est : paniym qui signifie face, figure. 

L’une des meilleures traductions de ce verset est celle de la version semeur : « le fer s’aiguise par le fer, et le visage de l’homme s’affine au contact de son prochain ». 

En réalité, l’un des buts ultimes du mariage est de nous rendre semblables à Christ. L’époux ou l’épouse est un fer qui aiguise son prochain. Au contact des forces, mais surtout des faiblesses de son prochain l’autre devient tranchant, plus utile entre les mains de son Maître.

Savez-vous qu’il faut absolument rencontrer quelqu’un qui vous choque au point de vous mettre hors de vous pour apprendre la maitrise de soi ? Le jour où vous réussissez à ne pas vous mettre en colère, on dira que vous commencez à dominer vos émotions.

 Si, devant chaque défaut de l’autre, je demande à Dieu de m’apprendre la bonne réaction, je finirai par être aiguisé dans mon caractère et l’autre sera aussi édifié par ma réaction. Ma bonne manière de réagir finira par lui enseigner sans paroles la bonne attitude qu’il doit avoir.

Si seulement nous comprenons les chemins par lesquels Dieu nous fait passer!

Le mari est un instrument de Dieu pour donner du goût et de la maturité à la femme et vice versa. 

Vivons comme une équipe qui gagne dans nos foyers pour notre propre bien-être.

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